Monday, May 22, 2006

Ne vous fiez pas aux apparences


Cet article ne parle pas du tout de Daisy Fuentes, charmante inconnue qui fait de la publicité racoleuse sur mon blog. Par contre, il revient sur une de mes dernières lectures, La mort d'Artemio Cruz, de Carlos Fuentes (le lien est assez capilotracté, j'en conviens). De quoi parle-t-il donc, ce bouquin ? D'Artemio Cruz qui se sent mal, le pauvre; le révolutionnaire mexicain passé du côté des oppresseurs, le magnat de la presse qui contrôle tout le pays, le richissime homme d'affaires qui laisse derrière lui une fortune colossale - ça lui fait une belle jambe - va passer l'arme à gauche... Les médecins, qu'il considère aussi compétents que l'entraîneur de l'équipe de France (même si dans ce roman, je dois le dire à l'intention de mon public paninophile, on parle relativement peu voire pas du tout de football, comme quoi, c'est possible) ces médecins disais-je, ne lui donne pas longtemps à vivre.

Cela n'empêche pas Carlos Fuentes de pondre 400 pages sur ces derniers instants. Il faut bien gagner sa vie. Mais comme les 18 dernières heures d'agonie, ça fait quand même beaucoup pour un roman, rien de mieux que quelques flashbacks bien sentis, mais pas du tout dans l'ordre pour brouiller les pistes - pour un roman plus facile à lire, avec des chapitres dans l'ordre, avec pas trop de mots compliqué, voir ici - le fil de sa vie commence à se dérouler, et le lecteur, qui par moment trouve sans doute le roman aussi compréhensible qu'une chanson de Raphael, peut entre-apercevoir les points d'inflexion de la vie mouvementée de ce paragon des profiteurs de la révolution. Un personnage qu'on aime détester par ailleurs. Mais un personnage complexe pour un roman qui ne l'est pas moins, et qui mériterait plus qu'une seule lecture pour aboutir à une meilleure compréhension, et sans doute beaucoup plus que ce simple billet sur ce blog. Bref, pas le roman de plage idéal, par contre un excellent pavé pour saisir une partie de l'histoire du Mexique et la nature humaine, pas toujours jolie jolie.

0 Comments:

Post a Comment

<< Home